« Peut-on être encore heureux dans une société tout numérique »

29 mai 2011

 

J’ai eu la chance d’assister à une conférence passionnante mi-mai sur la thématique du bonheur dans notre société « numérique ».
Lieu: TELECOM Lille I
Intervenants :Bertrand Tierny, DDRH de la société Cylande, Alex Türk, Président de la Commission Nationale de L’informatique et des Libertés (CNIL) et Maitre Olivia Flipo, avocate spécialisée en Propriété intellectuelle et nouvelles technologies.

Avec beaucoup d’humour et de nombreux exemples concrets, Monsieur Türk nous a fait avec brio une démonstration des incidences des développements technologiques dans notre quotidien.

Il a abordé 4 grand thèmes :
1.La vidéo protection
2.La biométrie
3.La géolocalisation
4.Internet

Je vous recommande très vivement de regarder la vidéo de ce débat ! Nous sommes tous concernés…^^

 

 

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« La notation se répand dans les réseaux sociaux d’entreprise »

3 février 2011

De plus en plus d’articles sont publiés concernant l’interaction entre les salariés, les internautes et les entreprises.
Le dernier en date, m’a été remonté par Alexandre Sevenet, Fondateur et dirigeant du Groupe Nepsen. Groupe qui va d’ailleurs rejoindre  Opentojob courant février ,o))

Christophe Dutheil a publié aujourd’hui dans l’Usine nouvelle un article très intéressant sur l’explosion des notations sur les entreprises. Vous retrouverez ici son article complet. En résumé, 3 points se dégagent de cet article :

  • Augmentation « des marchés des réseaux d’entreprise » (Facebook, Twitter….)
  • Interaction accrue entre la qualité et la quantité des contributions émanant d’un internaute et sa fiabilité pour le site hébergeant ce système de scoring. Systèmes souvent très opaques d’ailleurs.
  • De nombreux prestataires de service se créent sur cette niche mais sont loin d’être tous efficaces et fiables.

Cet article, comme beaucoup d’autres, ne font que me renforcer  l’idée que notre société actuelle est en pleine mutation et que de nouveaux concepts voient le jour.Il y a 3 ans, nombreux sont ceux qui trouvaient le concept d’Opentojob intéressant mais bien trop innovant. En 2011, les choses changent…^^
Les entreprises sont obligées de se pencher sur ces nouvelles tendances et doivent comprendre qu’elles doivent s’adapter. Oui le salarié s’exprime, avec ou sans l’accord de son employeur, Internet lui permettant d’être complètement anonyme. Raison pour laquelle de plus en plus de blogs et forums dédiés aux avis des salariés sont crées. Je maintiens néanmoins que la qualification de ces évaluations est indispensable !

A quoi cela me sert-il de voir des témoignages d’internautes sur une entreprise si aucune garantie ne me permet d’être certain que l’internaute en question travaille actuellement dans ladite entreprise?
A rien.

Cela peut-être un salarié en poste, certes mais aussi des anciens salariés, des concurrents ou des personnes qui n’ont jamais travaillé dans l’entreprise.Ou des gens qui veulent se défouler.Sur des sujets aussi importants, il est indispensable de savoir qui s’exprime. Raison pour laquelle je me « bats » depuis 3 ans pour convaincre les entreprises de rejoindre Opentojob.com.
Les résultats sont probants : les salariés s’expriment de plus en plus et évaluent de plus en plus régulièrement leur employeur afin d’améliorer leur environnement de travail.Pour l’entreprise, c’est un  moyen unique de connaître le niveau d’engagement de leurs salariés en temps réel. Et quand on sait que l’engagement d’un collaborateur est étroitement lié à sa performance, pouvoir le mesurer prends tout son sens.

Rien d’étonnant donc à ce que ce soient des entreprises innovantes, soucieuses de mesurer l’engagement de leurs salariés qui arrivent en premier sur Opentojob. La plupart d’entre elles étant en plus complètement transparentes en choisissant de publier tous les résultats pour permettre aux internautes de mieux les connaître.

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Alten:1 Salariés:….finalement licenciés

19 novembre 2010

Le Monde indique  aujourd’hui que le Conseil des Prud’hommes a jugé fondé le licenciement des 3 salariés ayant tenu des propos diffamatoires sur Facebook. Cela va cette fois-ci renforcer les « outils juridiques » des entreprises pour « se défendre » contre des propos extrêmes.

La question que je me pose est : »quelle est justement cette limite ? Les textes de lois permettront-ils de juguler la masse de cas similaires qui va se produire. Cela ne risque t-il pas de devenir vite ingérable ? Et quels seront les positionnements de ces réseaux sociaux  en France comme à l’étranger (CF.Post Insulter son chef sur Facebook, est-ce possible ?) ? Dans tous les cas, il semble que ce procès contribue à faire avancer les discussions sur la manière  de pouvoir s’exprimer sur son entreprise ?

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« Insulter son chef sur Facebook, c’est possible ? »

12 novembre 2010

Je suis tombé ce matin sur un article du journaliste Pierre-Yves Dugua du Figaro intitulé « Insulter son chef sur FB, c’est possible ?  » Outre le titre qui peut prêter à sourire, je l’ai lu avec intérêt pour plusieurs raisons.

En premier lieu car il faut situer le lieu de l’événement : les Etats-Unis.Là-bas, la sacro sainte loi sur la possibilité de pouvoir s’exprimer librement fait partie intégrante des moeurs et habitudes américaines. Ce qui n’est pas complètement le cas en France où aussi paradoxal que cela puisse sembler, nous avons moins de libertés sur ce point précis. Comme l’indique cet article, il existe effectivement une agence fédérale indépendante, le « National Labor Relations Boards » (NLRB) qui a en charge de protéger les droits des salariés.

Ce NLRB argue que sur Facebook ou tout autre support Web, un salarié est complètement libre de pouvoir s’exprimer librement, même au détriment de son employeur. Raison pour laquelle cet organisme tente de faire annuler le licenciement de ce salarié qui a critiqué ouvertement son entreprise sur Facebook. Il est donc très intéressant de noter que les réseaux sociaux vont avoir des impacts sur nos lois pour permettre de légiférer, ou pas, ce type de comportements. En France, (Cf mon post Facebook: 1, Alten : 0), nous avons bien vu que c’est également le grand flou juridique, la conseil des Prudhommes ayant été dans l’incapacité de trancher en première instance concernant cette autre affaire.

De plus, cela relance le débat sur la possibilité ou pas, pour un salarié , de dire ce qu’il pense de son employeur ou de son cadre de travail.De nombreuses sociétés françaises empêchent l’utilisation sur le lieu de travail de sites internet du type Facebook ou Twitter espérant ainsi augmenter la productivité de leurs salariés et également restreindre au maximum ce genre de débordements verbaux. Là encore, selon moi, c’est contre productif.

Autant je peux  comprendre de limiter un collaborateur à n’utiliser ces sites que pendant des temps de pause, autant il serait temps que les entreprises comprennent que ces mêmes réseaux font complètement partie de la manière de travailler pour toute une génération. Nombreux sont ceux qui considèrent comme tout a fait normal d’avoir Facebook  ou skype en fond d’écran, ce sont des nouvelles habitudes qui sont bien ancrées et cela ne changera pas, au contraire. L’obstination de certaines sociétés face à ces nouvelles générations ne fera qu’accroître un sentiment d’incompréhension.

Enfin, il est intéressant de noter que parallèlement à la recrudescence de ce type « d’affaires », les entreprises n’hésitent pas elles à utiliser ces mêmes réseaux sociaux pour se renseigner sur les candidats.Toutes les études démontrent que c’est en train de devenir un usage courant dans le monde professionnel. En France comme à l’étranger. Même si certaines voix se dressent contre ce type de pratique (parfois considérées comme discriminatoires) avec notamment la création en 2007 d’une charte intitulée « Acompetenceegale.com« , bon nombre de recruteurs utilisent ces réseaux pour s’informer sur la personnalité ou le comportement de candidats potentiels. Ces informations relevant souvent de la vie privée, on est effectivement en droit de se demander où se situe la frontière entre la vie privée et la vie publique. En ce qui me concerne, je recommande vivement d’être très vigilant concernant l’utilisation de site comme Facebook car tout écrit reste, ainsi que les photos et il est très compliqué par la suite de pouvoir les retirer.

Je pense que de nombreuses  « affaires » similaires vont voir le jour en France comme à l’international car ces nouvelles habitudes concernant l’utilisation d’Internet ne font que croître quotidiennement. Il va donc être très « amusant »de voir comment vont réagir les entreprises et de quelle manière elles vont essayer, ou pas, d’empêcher leurs collaborateurs de s’exprimer librement.

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Facebook: 1 Alten:0

6 novembre 2010

Je reviens sur un exemple concret de la non compréhension par les entreprises des réseaux sociaux et autres supports Internet.Il y a quelques mois, la société Alten a estimé que trois de ses salariés portaient préjudice à sa réputation en échangeant des propos négatifs sur Facebook (Article du Nouvel Observateur du 20 mai 2010).Je ne vais pas traiter ici du contenu et des propos échangés et du fait qu’ils soient diffamatoires ou pas. Là n’est pas la question dans le sens où n’importe qui peut dire à peu près n’importe quoi sur ce type de réseau.C’est le principe même d’Internet.Ce qui m’intéresse en revanche, c’est la réaction d’Alten face à ce genre de comportements qui ne cessent de croître.

Dans l’esprit des gens, si une entreprise sanctionne des salariés car ils se sont exprimés librement sur leur entreprise, c’est l’entreprise qui n’est pas juste, qui a le mauvais rôle. Spécialement en France où la liberté d’expression est encore de mise (pour combien de temps ?). Peu importe de savoir si les contenus échangés étaient véridiques ou pas. N’importe quel spécialiste interrogé aurait pu simplement expliquer à cette société qu’il ne fallait surtout pas réagir ainsi. L’effet escompté n’étant pas atteint dans le sens ou en terme de communication, d’image sociale de l’entreprise par les consommateurs, les résultats sont catastrophiques. Combien de campagnes de publicité faudra-t-il à cette société pour faire oublier aux internautes leur comportement ? Je ne sais pas mais je suis certain que cela laissera des traces, sur internet et dans l’esprit de nombreuses personnes. Son image sociale, sa réputation et sa marque employeur ont fortement été impactées par leur manière de traiter ce dossier.

Cet exemple montre parfaitement le décalage qui existe aujourd’hui en France entre le monde professionnel et Internet. C’est parfois affligeant de voir à quel point certaines entreprises s’obstinent dans des comportements qui n’ont plus lieu d’être à notre époque. Le monde a changé, finis les discours corporate aseptisés qui sentent bon la naphtaline. Finis les campagnes classiques de publicité pour publics léthargiques (encore que ^^). Le citoyen d’aujourd’hui, ambassadeur de son entreprise est également consommateur, voire éco-citoyen. Il se renseigne, compare , vérifie et est de plus en plus sensible aux vérités cachées. Il ne « s’abreuve » plus uniquement de ce qu’on lui dit ou garantit mais est bien acteur de sa vie, en privé comme dans le monde professionnel.

Il est grand temps que tous les acteurs s’en rendent compte car cette profonde mutation ne s’arrêtera pas, au contraire, elle ne fait que croître au fil des ans. Les entreprises doivent bien comprendre qu’il est inutile de chercher à empêcher les salariés de s’exprimer, elles ne le pourront techniquement pas et cela se retournera souvent contre elles. Je crois que la transparence et l’échange sont bien plus constructifs pour tous. Je constate néanmoins que de plus en plus d’entreprises sont sensibilisées à ces thématiques, elles ont pour la plupart besoin de temps pour s’adapter à ces changements qui touchent à des sujets hyper sensibles. Là encore, il peut être intéressant de se tourner vers d’autres pays pour observer leur positionnement sur des sujets similaires. Mes recherches me laissent à penser que les pays anglo-saxons et scandinaves ont une longueur d’avance dans ces domaines comme souvent quand cela touche au bien-être de « l’homme ». Il pourrait être intéressant, dans un prochain post, de se pencher sur un cas concret d’innovation sociale provenant d’un de ces pays.

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